Orphelins

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Orphelins est un huis-clos à suspens, un thriller social où toute la tension repose sur le passé et le marasme des non-dits, des non avoués…Lorsque tous les rapports se sont construits au fils du temps sur des mensonges et des petites lâchetés et qu’un évènement inévitable vient tout briser, alors la cohésion laisse place à la solitude…

Avec Orphelins, je souhaite jouer devant un public restreint (maximum 100 personnes) dans des espaces à priori non théâtraux (salons, bibliothèques, salles de classe), sans contrainte technique et en bi-frontal (ça c’est quand même une contrainte technique).

nous voulons nous concentrer sur l’actorat (il ne restera plus que ça) et réfléchir la mise en scène comme autre chose qu’une succession de placement. Nous voulons travailler sur l’invisible, sur ce qui nous conduit à agir,  laisser la part belle au trouble, nous permettre de nous séparer de la projection nécessaire au plateau des théâtres et travailler dans un rapport de proximité forte avec ceux qui regardent.

Nous interrogerons le rapport à l’écriture, à la supercherie, nous dirons tout ce que contient le texte (les « un temps », « silence », « pause », ainsi que toutes les didascalies contextuelles) pour ne pas mentir au mauvais endroit. Ce qui nous touche c’est de voir une actrice ou un acteur jouer pleinement, c’est-à-dire assumer la représentation, faire avec et non faire comme si (c’était vrai). Nous travaillerons sur la pudeur qui naît à partir du moment où on ne nie pas le public… Nous chercherons à inclure le regardant, faire avec la gêne de sa présence.

 

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